ST Microelectronics – 600 salariés à la rue, pourquoi ?

Communiqué de presse du 04/09/2003.

« ST Microelectronics, groupe multinational, implanté à Rennes le Blosne depuis 30 ans, a décidé de cesser toute production en mars 2004. Parce que les bénéfices réalisés ne sont pas assez importants aux yeux des actionnaires. Des propositions de reclassement interne sur plusieurs autres sites seraient offertes aux 428 titulaires, quant aux 150 intérimaires c’est le retour à l’ANPE…

Le groupe a reçu de la France et de l’Europe un total de 543 millions d’euros de subventions. Pour le premier semestre 2003, il réalise un chiffre d’affaires de 3,3 milliards d’euros et un bénéfice net de près de 160 millions d’euros.

Cependant, il choisit la délocalisation à Singapour afin de gonfler les profits des actionnaires.

L’Etat français détient toujours 17% du capital de cette entreprise. Le gouvernement est resté jusqu’à présent très silencieux sur cette affaire. Il attendait les résultats du Comité Central d’Entreprise du 3 septembre. Quelle est la position des représentants de l’Etat face à ce projet de délocalisation ?

Ces suppressions massives d’emplois frappent non seulement les salariés et leurs familles, mais mettent également en péril les emplois induits : sous-traitance et commerces. Avec Thomson c’est un nouveau mauvais coup porté à l’électronique à Rennes et à la Bretagne. Pourtant, des solutions alternatives existent pour maintenir et développer l’emploi à ST Microelectronics : production de nouveaux composants électroniques mis au point par des laboratoires rennais.

Avec la loi de Modernisation Sociale, la gauche avait fait en sorte de rendre plus difficiles les licenciements spéculatifs et boursiers. Le gouvernement Raffarin s’est empressé de suspendre ces mesures : nous voyons une fois de plus les conséquences de ces choix gouvernementaux.

Nous appelons nos concitoyens à soutenir l’ensemble des salariés concernés par ces mesures inacceptables et demandons que soient étudiées toutes les possibilités de maintenir sur place l’activité et l’emploi. » 

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